Dépasser le mur du son en chute libre
Le parachutisme est un sport extrême mais pas aussi extrême qu’un projet de saut en parachute depuis un ballon aux limites de l’espace. La température peut geler votre corps et l’absence de pression d’air peut faire bouillir votre sang…
Néanmoins, un Autrichien téméraires nommé Felix Baumgartner va sauter à 37km à la frontière de l’espace et devenir le premier parachutiste à briser le mur du son en chute libre vers le sol à 1223km/h.
Ceci n’est pas une cascade mais le projet “ Red Bull Stratos” avec des ingénieurs et des scientifiques derrière cette tentative de battre le record du plus haut saut jamais réalisé soit à plus de 36 600m (au dessus du niveau de la mer). Ils espèrent que le projet va donner des quantités de données qui seront ensuite utilisés pour développer des systèmes avancés de maintien des fonctions vitales pour les futurs pilotes, des astronautes, et même les touristes de l’espace.
Le record actuel de saut en parachute :31,300 m en 1960
En 1960 un militaire américain nommé J. Kittinger dans le cadre du "Project Excelsior" avait réalise un saut en parachute à 31,300 mètres et en 1962 Roger Eugène ANDREYEV (Russie) saute à 24,483 mètres mais depuis malgré plusieurs projets personne n’a utiliser un scaphandre pressurisé comme Felix compte bientôt le faire.
Le projet de Michel Fournier : "Le grand saut" pour effectuer un saut en parachute à 40 000 mètres est annoncé pour la mi septembre 2011 avec message en date du 02/08/2011 sur son site internet. C’est le dernier report du saut du mois d’août en raison d’un manque de financement… Le projet de l’américaine Cheryl Stearns, "StratoQuest" est aussi toujours en recherche de financement!
La conception d’une combinaison spatiale supersonique.
Les combinaisons de ce type sont généralement utilisés pour protéger les pilotes de jets qui s’éjecte de leur siège et non des parachutistes qui envisagent de voyager plus vite que le son.
Daniel McCarter, qui développe des combinaisons au sein de la Société David Clark explique : "Nous avons donc redessiné les bras et les jambes de sa combinaison”.
Les modifications apportées à la combinaison afin de répondre aux conditions extrêmes du projet vont permettre à Baumgartner de plonger tête en bas à une angle entre 25° – à 35 degrés ceci afin de contrôler sa vitesse.
Les combinaisons utilisé par les pilotes sont pressurisées pour un confort en position assise, mais pour Felix c’est dans une position presque verticale, affirme McCarter. La zone des épaules doit également être plus souple et les concepteurs devaient s’assurer qu’il n’y aura pas de " contrainte» qui pourrait l’empêcher de faire des manœuvres essentielles pour maitriser sa chute libre.
La combinaison sera un système de survie essentiel pour Felix, lui fournissant l’oxygène, la télémétrie, les communication et surtout assez de pression pour le maintenir en vie. Pour ce faire, la combinaison contient des dispositifs appelés anéroïdes, qui agissent comme des soufflets mécaniques afin de répondre instantanément aux changements de pression atmosphérique. Quand la pression d’air est faible, les anéroïdes emprisonnent l’air dans la combinaison, afin de maintenir une pression correcte.
La pressurisation de la combinaison est essentielle du fait de l’absence de pression d’air au-dessus 19 000m. Il est non seulement difficile de respirer l’oxygène avecles poumons (ce qui provoquerait un black out pour Felix), mais l’absence de pression facilite le départ des bulles d’azote du sang, provoquant une embolie et la mort. Baumgartner conservera une pression de 3,5 psi ce qui n’est pas trop de pression afin de encore pouvoir bouger ses bras et jambes mais assez pour empêcher les bulles d’azote de créer une embolie.
M. McCarter affirme que «C’est comme entrer dans un sac de couchage avec les bras». Il y a une doublure en nylon pour le confort, puis un système de ventilation qui maintient le corps au frais. Vient ensuite une couche de gaz sous pression, suivie d’une couche de tissue tissée à la main qui maintient la forme de la combinaison. Enfin, il ya l’extérieur, une couche ignifuge en Nomex.
L’équipe du projet a refusé de révéler le coût des combinaisons (il y en a trois: le prototype original, celui du projet et une en plus en cas de problème), sauf à convenir que le projet Red Bull Stratos est un projet de plusieurs millions de dollars.
Un saut en parachute à 37 000m
Alors, que va sentir Felix quand il ouvre la trappe de la cabine suspendue en-dessous du ballon qui va l’emmener au limites de l’espace à 37km dans le vide?
Mike Todd, un ingénieur de l’équipe affirme que "Pendant les 30 premières secondes, il ne va rien sentir». Ceci est particulièrement dangereux car même si la pression d’air est si faible qu’il n’aura pas l’impression de chuter, il doit prendre la bonne position, en Delta afin d’atteindre la vitesse qu’il veut et de survivre à la descente de cinq minutes et demi.
Todd pense que Baumgartner va atteindra la vitesse de Mach 1 durant son saut en parachute, quelque part entre 30 000m et 27 000m. Mais il ne sera pas trop inconfortable. A cette altitude, il dit: «Il se sent comme mettre la main par la fenêtre d’une voiture à 56km/h."
McCarter est convaincu que la combinaison va protéger Felix car ceci étant basée sur l’expérience des pilotes qui ont survécu à des éjections à des altitudes similaires.
Il va être seul!
Mais sait-t-on exactement ce qui arrivera si Baumgartner quand il va passer le mur du sol ? Ceci reste inconnu pour l’instant. Est-ce que le boom supersonique pourrait endommages son audition? Est-ce que la turbulence de la vitesse du mur du son vont lui faire perdre tout contrôle? Est ce que même il y aura des turbulences?
«… Nous ne savons pas ce qui va se passer», dit Todd, "Nous allons essayer de passer le mur du son e aussi rapidement que possible, mais une fois qu’il part du ballon, il va être seul."


